Cours · 02
Volume, Gain, et Fader
Je vais volontairement survoler certains aspects et peut-être plus en détail sur pourquoi mais pour résumer En numérique, le niveau maximum est 0. C’est comme ça, si vous devez ne retenir qu’une seule chose c’est celle-ci. Le maximum que peut atteindre une vague à un instant t est 0. Si votre instrument, son ou morceau dépasse ce niveau, il ne se passera… rien de bon. On appelle cela “saturer” Les niveaux seront donc toujours comptés en négatif. -3, -6, -18, -32 …etc, c’est normal.
Nous n’entrerons pas dans les détails ici mais le niveau du son se compte en dB, pour décibel, il s’agit d’un nombre sans unité qui est une manière d’exprimer un rapport de “force” Dans votre logiciel, le 0 étant le niveau maximum, le dB nous donne la force “relative” du signal par rapport au maximum (on parle de dBFS). Dans la pièce c’est l’inverse, le 0 est le plus petit son audible (dB SPL). Comme indicateur et perception : -3dB divise la puissance par deux mais s’entend à peine, il faut environ -10dB pour percevoir un son deux fois moins fort, 50 dB est approximativement la différence entre une conversation et un concert. C’est une échelle qui évolue très vite.
Mais à l’inverse un son trop bas ne sera pas exploitable pour un tas de raisons (dynamiqueLe volume d’une note par rapport aux autres : fort, doux, et le passage de l’un à l’autre. Au mixage, l’écart entre le plus fort et le plus faible d’un enregistrement., bruit, bruit numérique …etc )
Il faut amener le niveau du son à un niveau où il ne saturera jamais mais aura un bon niveau sonore pour être exploitable au maximum.
Pour cela on suit une chaine : gain à la prise : enregistrement de votre instrument en numérique mix/fader de volume : réamplification et réduction des instruments les uns par rapport aux autres volume global de votre mix une fois vos instruments mélangés
il s’agit d’une gigantesque chaine avec cette nuance : un instrument ayant saturé ne peut être réparé : exemple : Vous enregistrez votre guitare et dépassez le 0 à la prise. Vous compensez en rabaissant votre volume dans le mix et en le rabaissant à -6.
C’est trop tard, vous avez juste rabaissé un son déjà détruit, qui ne pourra être réparé.
C’est un peu comme prendre une mauvaise photo, floue, et espérer la réparer en photographiant cette même photo avec un nouvel appareil avec de meilleurs réglages : Vous ne faites que reproduire parfaitement quelque chose de déjà abimé.
titre: Gain, mix, volume global piste: orgue, La1, -6, -6 piste: violon, Mi3, -6, -6 piste: flute, La4, -6, -6 volume: 0
Le gain : l’étape d’entrée, se règle en général sur votre instrument (si amplifié) et votre carte son, petit potentiomètre.
Le reste dans votre logiciel de son, aussi appelé DAW (Reason, Ableton, Reaper, FL studio… ils sont pléthore).
Je vais maintenant vous donner la règle magique pour enregistrer correctement, cela peut paraître contre-intuitif mais en réalité c’est assez simple :
-18 dB en moyenne, avec des pics au maximum entre -10 et -6dB
Il y a en réalité bien un minimum et des conséquences à un son trop bas, principalement sur deux aspects que nous aborderons plus tard : dynamique du son, rapport signal/bruitL’écart entre votre son et le souffle qui traîne en dessous : celui de la pièce, du micro, de la carte. Si vous enregistrez trop bas puis montez le volume au mixage, le souffle monte avec le son..
Cela peut sembler très bas mais :
- Le fait de s’approcher le plus possible du 0 sans saturer pour donner un meilleur son est une légende, qui n’a plus de sens maintenant avec le numérique moderne.
- Le numérique moderne, même avec des interfaces d’entrée de gamme, permet d’aller jusque -35 dB sans réelle perte.
Le premier objectif est donc d’obtenir un enregistrement propre pour chaque piste.
Mieux vaut se répéter : Vous n’avez strictement aucun intérêt à faire “saturer” une piste à la prise. Même si vous souhaitez obtenir la distorsion caractéristique d’une prise en saturation : Vous aurez meilleur compte à la reproduire après la prise en contrôlant exactement ce que vous faites et de manière non destructive. Un son mal enregistré n’est jamais rattrapable, l’information est perdue.
Vous avez maintenant un ensemble exploitable, le taux de mélange entre les instruments restera à définir.